texte Natalie Beder
mise en scène Julien Kosellek
avec Oscar la Cour Bødtcher-Jensen, Thomas Matalou, Chloé Monteiro
scénographie Nathalie Savary
production Manon Sarrailh
durée estimée 50 min
à partir de 7 ans
création automne 2027
TITI a dix ans. Elle vit dans un petit village du Jura avec son père, ESTEBAN, un apiculteur et sa mère Lala, une anthropologue…pas toujours là.
Titi s’inquiète pour des problèmes plus grands qu’elle. Dans son monde, on se soucie pour les abeilles malades de son père, on s’affole pour le vivant qu’on maltraite et on se ronge pour une planète qui se meurt.
Heureusement, dans ce village vit aussi FAOU, son ami de toujours. Ensemble, ils élaborent un plan pour sauver les abeilles d’Esteban, mais pas que…leur village jurassien…mais pas que…
Et s’ils parvenaient à sauver la planète toute entière?
Production estrarre
co-production et soutiens (en cours) Théâtre Aux Croisements, Le théâtre Dunois, l‘Ecole Auvray-Nauroy.
Estrarre est conventionné par le département du Val-de-Marne au titre de l’aide au développement
Création automne 2027 au Théâtre Aux Croisements, Perpignan.
En tant qu’être humaine, je ne comprendrai jamais que l’on ne place pas la planète terre et le respect du vivant au centre, avant tout, au cœur de l’équation.
A quarante ans, cette idée me plonge toujours dans une infinie tristesse et me relie à une solitude immédiate. Qui a à voir avec celle que l’on éprouve enfant, face à la l’incompréhension devant la violence des Hommes et au manque de solutions pour venir en aide aux autres. Voilà la première graine de
l’histoire du Cœur de la terre.
Et puis, il y a la nécessité féroce de trouver des réponses, des solutions concrètes, d’en inventer, d’en rêver par la force d’une fiction, d’y croire encore, de trouver de la joie, d’aller l’arracher, la planter partout où c’est possible, comme des petites graines de coquelicots qui savent pousser partout où c’est impossible, refusé, proscrit.
Entre le bitume et la merde.
Petites touches de poésie entre les rails. S’extrayant de la caillasse et des éclats de verres.
Y croire encore et toujours, non pas pour moi mais pour les êtres de demain et les êtres qui verront le demain de demain.
Je n’ai pas d’enfant, mais les enfants qui peuplent ma vie comptent infiniment. Iels sont des êtres incroyablement éveillé·e·s, intelligent·e·s, d’une force inouïe. Iels m’apprennent beaucoup. Je leur suis très reconnaissante de m’aider à grandir.
J’enseigne depuis longtemps le théâtre auprès d’enfants et d’adolescent·e·s et j’ai toujours rêvé d’écrire pour le jeune public. Là voilà, la deuxième petite graine.
J’avais envie de travailler sur un personnage qui a de l’anxiété. L’anxiété, c’est un peu comme percevoir le monde teinté par la peur, quasi permanente, que la catastrophe arrive. Dans l’histoire, Titi a très peur pour les autres. C’est un motif de l’anxiété que je retrouve souvent chez les enfants, l’inquiétude qu’iels se font pour les adultes ou pour leur entourage. Hop, une troisième petite graine. C’est qu’on va finir dans un grand champ de fleurs ?
Le cœur de la terre, c’est l’histoire de deux amis qui veulent sauver un père, leur petit village et finalement la planète toute entière. Si c’était une musique, ce serait un chant de tambours, de cuivres et de voix qui s’élèvent pour nous rappeler qu’un autre monde est possible. Titi, Faou, une bande de drôles de chiens d’un petit village Jurassien, un apiculteur qui ne sait pas vraiment danser et une toute petite âme de la terre vous ouvrent les bras et le coeur pour vous conter leur histoire.
Natalie Beder